samedi 23 mai 2009

L'identité québécoise dans Vaudreuil-Soulanges

Proposé à la fin du mois d’octobre 2007 à l’Assemblée Nationale par le Parti Québécois, le projet de loi sur l’identité québécoise a semblé créer des frictions auprès de la communauté anglophone et au sein des deux autres partis, l’Action Démocratique du Québec et le Parti Libéral du Québec. Mais qu’en est-il réellement de la situation actuelle de l’identité québécoise ? Vaudreuil-Soulanges, Municipalité régionale de compté fortement composé d’anglophones, n’échappe pas à ce nouveau débat.

Tout d’abord, il importe de jeter un bref coup d’œil sur les propositions amenées par Pauline Marois, chef du Parti Québécois. Ce projet de loi propose d’améliorer la Charte de la langue française, la Charte des droits et libertés de la personne, la loi sur l’immigration, la loi sur l’instruction publique et le Code civil du Québec. Ainsi, la langue française se veut être l’outil de conservation du patrimoine historique et social du Québec, le projet de loi est donc perçu comme un encouragement à cette conservation. Un autre point important à considérer est la mise sur pied d’une citoyenneté québécoise additionnée d’une constitution québécoise, proposée lors des dernières élections par l’ADQ. Par cette proposition, on confie le titre de citoyen québécois à quiconque réside depuis un certain temps sur le territoire, qui est en mesure de communiquer adéquatement en français et qui a des connaissances suffisantes de l’histoire du Québec. Ceci permet donc la conservation de la langue française, de plus en plus menacée par l’anglais qui envahi les commerces sur notre territoire.

Mais quelles sont les répercussions de ce projet de loi sur les habitants de Vaudreuil-Soulanges ? Notre région devient de plus en plus anglicisée. Dans plus en plus de commerces on adopte l’anglais comme langue prioritaire. Ceci peut être dû au fait que nous sommes coincé entre deux régions fortement anglophones, le West-Island et l’Ontario, dont la première est tout de même dans une province où le français est la langue prédominante. À maintes reprises, j’ai eu le malheur de me présenter dans des commerces de l’Ouest-de-l’Île et de me faire servir uniquement en anglais, inacceptable ! Ce phénomène semble se propager vers notre région, puisque certains commerces utilisent la même approche que ceux de l’autre côté du pont. C’est un total manque de respect envers notre culture et notre identité. Le projet Marois vise donc directement cette forme de non-respect de l’histoire québécoise. En aucun temps elle vise à discriminer une partie de la population, elle propose plutôt d’en améliorer la qualité de vie. L’apprentissage de la langue dominante d’une région par ses immigrants permet donc à ceux-ci de profiter d’une intégration adéquate et de développer une vie saine et agréable. Donc comment se fait-il que le Parti Libéral du Québec s’oppose à une amélioration de la qualité de vie des nouveaux venus ? N’est-ce pas là une opposition discriminatoire ? Monsieur Marcoux et Madame Charlebois, ne voulez-vous pas attirer des gens dans votre région ? Libérez vous de pensées discriminatoires…

Article paru dans le Journal La Première Édition au mois de novembre 2007

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